À partir d'une photographie.
Photographie
Je ne connais pas son prénom, elle est belle.
Elle pose pour une photographie éternelle. Une instant figé comme on prépare un souvenir sacré, sans doute pour un jour unique , un mariage, un seuil de vie,un passage entre ce qui était et ce qui allait naître.
Le regard est aussitôt attiré par son sourire. Il ne s’impose pas, il rayonne. est la lumière même de la photographie, une clarté douce qui traverse le temps sans s’éteindre.
Son sourire est une lumière tranquille, une douceur qui ne cherche pas à briller, mais qui éclaire pourtant tout.
Sa tenue, élégante et simple ;
Le voile ,posé comme un souffle de légèreté, comme une caresse d’air sur sa peau ,comme quelque chose d’invisible et de tendre qui accompagne son visage sans jamais le couvrir ,sa coiffure des années trente, et ce collier de perles, posé avec grâce autour de son cou dessine une féminité délicate et pudique. Tout en elle respire la douceur, l’harmonie et la joie.
Tout en elle parle de finesse, de silence et de féminité paisible.
Sa tête légèrement inclinée n’est pas un geste figé :c’est une invitation.
Une manière de nous dire : entre, approche, partage ce moment avec moi.
Il y a dans cette posture une simplicité bouleversante, une humilité lumineuse.
comme si elle n’osait pas prendre trop de place, comme si elle s’excusait presque d’être si belle.
Le studio du photographe est neutre, presque effacé, comme s’il s’était volontairement retiré pour ne laisser place qu’au modèle.
Le décor disparaît. Il ne reste qu’elle. Son regard droit, calme, bienveillant. Un regard qui ne juge pas. Un regard qui accueille.
Et ce qui reste, bien au-delà de la photographie, bien au-delà du temps, c’est l’émotion.
Une présence , qui éclaire encore, longtemps après.
Et moi, en la regardant ,je ressens quelque chose de très calme. Une douceur ancienne. Une chaleur tranquille. Comme si elle disait sans mots :Tout va bien. Je suis là.
C’est une beauté qui éclaire longtemps. Une beauté qui rassure. Une beauté qui console. Une beauté qui reste.
Une femme .Une mère. Une mémoire. Une lumière.
Hélène Drain, participante à l’atelier « Photographie » du mardi 17 février.
Cette jeune femme s'appelait Sonia, le nom d'une rose.
Hélène, avant d’écrire son texte , ne savait pas que cette femme était ma tendre Maman au sourire éternel dont je suis si fière.





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